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Les startups de l’anti-gaspillage alimentaire à suivre de près pour consommer malin et limiter son impact

Les startups de l’anti-gaspillage alimentaire à suivre de près pour consommer malin et limiter son impact

Les startups de l’anti-gaspillage alimentaire à suivre de près pour consommer malin et limiter son impact

Faire des économies tout en réduisant son impact sur la planète, sans changer radicalement son mode de vie ? C’est exactement la promesse des startups de l’anti-gaspillage alimentaire. En quelques années, ces jeunes pousses ont transformé nos smartphones en véritables armes anti-gaspi, en attaquant le problème à chaque étape de la chaîne : production, distribution, restauration, et même… votre frigo.

Zoom sur les startups à suivre de près si vous voulez consommer plus malin, sans sacrifier le plaisir de bien manger.

Pourquoi l’anti-gaspillage alimentaire est devenu un terrain de jeu pour startups

Avant de parler applis et boîtes innovantes, un ordre de grandeur. En France, on estime qu’environ 10 millions de tonnes de nourriture sont gaspillées chaque année. À l’échelle mondiale, c’est près d’un tiers de la nourriture produite qui ne sera jamais consommée. Tout ça, alors que l’alimentation pèse déjà lourd dans notre empreinte carbone.

Pour les startups, ce n’est pas seulement un scandale écologique. C’est aussi :

Autre point clé : l’anti-gaspi coche toutes les cases de la “tech for good”. Elles peuvent lever des fonds, intéresser les grandes enseignes, séduire des consommateurs exigeants… sans passer pour des machines à cash déconnectées du réel.

Résultat : les levées de fonds se sont multipliées ces dernières années, et un écosystème complet est en train d’émerger, du panier d’invendus à 4,99 € jusqu’aux algorithmes qui prévoient les ruptures de stock.

Les grandes familles de startups anti-gaspi

Tout ne se joue pas dans les applis qui proposent des paniers surprises. L’anti-gaspillage alimentaire se structure autour de plusieurs modèles complémentaires :

Passons aux cas concrets. Voici les acteurs à garder dans votre radar si vous voulez passer en mode consommateur malin.

Too Good To Go : la porte d’entrée grand public

Difficile de parler anti-gaspillage sans citer Too Good To Go. L’application, née au Danemark et largement implantée en France, fait désormais partie du quotidien de nombreux urbains.

Le principe est simple :

Ce “mystery shopping” anti-gaspi fonctionne très bien : côté commerces, cela permet de limiter les pertes, de faire venir de nouveaux clients, voire de vider les stocks avant les jours de fermeture. Côté utilisateurs, c’est l’occasion de tester de nouvelles adresses sans exploser son budget.

Anecdote parlante : l’entreprise revendique avoir sauvé plusieurs centaines de millions de paniers en Europe. À l’échelle d’une seule boulangerie de quartier, cela peut représenter plusieurs milliers d’euros de produits qui ne finissent plus à la poubelle chaque année.

Phenix : l’anti-gaspi qui vise aussi les pros

Moins connue du grand public mais incontournable dans l’écosystème, la startup française Phenix s’attaque à l’anti-gaspi sur deux fronts :

C’est surtout ce second volet qui fait la force de Phenix. La startup aide les enseignes à :

On est ici au cœur de la tech utile : un mix de data, d’outils de pilotage et de logistique qui permet à une grande surface de réduire jusqu’à 30 % son gaspillage alimentaire, sans désorganiser ses opérations.

Pour les consommateurs, l’appli Phenix reste un bon plan concret : paniers de produits secs, frais, bio… souvent à -60 % ou plus. On est moins dans la surprise totale que sur d’autres applis, ce qui plaît à ceux qui aiment savoir un minimum ce qu’ils récupèrent.

Karma & co : la valorisation des invendus dans la restauration

Autre acteur à surveiller, surtout dans les grandes villes : Karma, d’origine suédoise. Son positionnement est proche de Too Good To Go, mais plus ciblé sur :

Là où Too Good To Go gagne la bataille du volume, Karma mise davantage sur le côté “sélection”. Si vous aimez les adresses tendance, les coffee-shops, les pâtisseries haut de gamme, ce type d’appli devient rapidement un réflexe, surtout pour les repas de midi ou les goûters tardifs.

Dans la même veine, d’autres jeunes pousses locales ou spécialisées apparaissent régulièrement selon les villes, parfois focalisées sur :

Intérêt pour le consommateur : des produits souvent premium, à prix cassés, et une impression valorisante de “sauver” un repas qui aurait fini à la benne. Intérêt pour les restaurants : éviter de brader leur image tout en réduisant fortement leurs pertes.

Hors Normes, Bene Bono & consorts : les fruits et légumes imparfaits qui ont tout bon

Côté alimentation du quotidien, plusieurs startups se sont spécialisées dans la chasse aux produits “moches” ou “hors calibre” : fruits un peu tordus, légumes trop petits, produits légèrement surstockés… mais parfaitement consommables.

Les deux noms à connaître :

Le modèle est assez similaire :

L’avantage pour l’utilisateur ? Accéder à :

Un chiffre qui parle : selon certaines estimations, jusqu’à 10 à 15 % de la production de fruits et légumes peut être écartée pour des raisons purement esthétiques. Derrière une carotte “mal foutue”, il y a souvent des heures de travail, de l’eau et de l’énergie… jetées par la fenêtre si personne ne les valorise.

Les applis qui s’attaquent au gaspillage… dans votre frigo

Les invendus des commerces ne sont qu’une partie du problème. Une part importante du gaspillage se joue chez nous, dans nos cuisines. Qui n’a jamais jeté un yaourt oublié au fond du frigo ou une botte de coriandre devenue méconnaissable en trois jours ?

Plusieurs startups françaises ont choisi de s’attaquer à ce segment, avec une approche numérique :

Le point commun : une forme de “coach culinaire” numérique, qui vous aide à :

Pour ceux qui ont tendance à ouvrir le frigo en déclarant “il n’y a rien à manger” alors qu’il est plein, ce type d’outil peut littéralement changer la donne.

Geev & les plateformes de don entre particuliers

Autre tendance forte : le don alimentaire entre particuliers. Vous partez en week-end et votre frigo est encore plein ? Vous avez acheté trop de lait pour une recette ? Plutôt que de tout jeter, il est possible de tout simplement… donner.

Geev s’est fait un nom dans ce domaine en permettant de donner (et récupérer) des objets, mais aussi de la nourriture, à proximité. Le fonctionnement repose sur :

Résultat : des pots de yaourt, paquets de pâtes, conserves et fruits trouvent une seconde vie à quelques rues de chez vous, sans logistique lourde, ni application ultra-technique.

Des initiatives similaires existent à l’échelle des quartiers, via des frigos partagés souvent soutenus par des associations ou collectivités. Certaines startups se positionnent comme partenaires technologiques (suivi, capteurs, gestion des flux), avec un potentiel intéressant pour les années à venir.

Les startups de l’upcycling alimentaire : du rebut à la ressource

Une autre catégorie de startups va encore plus loin : plutôt que de simplement écouler des produits en fin de vie, elles recréent de nouveaux produits à partir de rebuts.

Quelques exemples :

On parle ici d’upcycling alimentaire. Ce n’est pas uniquement une pirouette marketing : dans certains cas, on réussit à créer des produits plus riches en fibres ou en protéines que les équivalents “classiques”.

Ce type de startup reste encore assez niche, mais il coche toutes les cases des nouvelles attentes consommateurs : transparence, circularité, produits originaux… et récit fort à raconter sur l’emballage.

Comment ces startups changent concrètement notre manière de consommer

En quelques années, une bonne partie des comportements a déjà évolué, parfois sans que l’on s’en rende compte :

Pour un ménage, l’impact peut être très concret : quelques paniers d’invendus par semaine, combinés à une meilleure gestion des courses, représentent facilement plusieurs dizaines d’euros économisés chaque mois. Et côté impact, chaque repas sauvé, c’est tout un ensemble de ressources (eau, énergie, transport, emballage) économisées.

Les limites et les questions à garder en tête

Tout n’est pas parfait pour autant. Quelques points de vigilance s’imposent :

Pour les utilisateurs, la clé reste la même : utiliser ces outils comme des accélérateurs de bon sens, pas comme une excuse pour accumuler des produits dont on n’a pas réellement besoin.

Comment intégrer l’anti-gaspi dans votre routine sans prise de tête

Envie de vous y mettre sans transformer votre vie en expérience zéro-déchet ultra-militaire ? Quelques pistes simples :

L’idée n’est pas de tout faire, ni d’être irréprochable, mais de profiter du meilleur de ces startups pour aligner un peu mieux porte-monnaie, confort et impact.

Et demain, à quoi pourrait ressembler l’anti-gaspi alimentaire ?

On n’en est qu’au début. Quelques tendances se dessinent déjà dans les coulisses :

À mesure que ces solutions se démocratisent, la frontière entre consommation “classique” et consommation “anti-gaspi” va devenir de plus en plus floue. L’objectif final ? Que le gaspillage ne soit plus la norme par défaut, mais l’exception anormale.

D’ici là, les startups de l’anti-gaspillage alimentaire offrent déjà un terrain de jeu suffisant pour changer sa manière de consommer, pas à pas. La technologie ne fera pas tout, mais bien utilisée, elle peut transformer un geste individuel en mouvement de fond. À vous de choisir par où commencer.

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